Vite repéré par Bill Drummond (alors scout chez Warner), le groupe s'engage pour quelques singles (dont « Since Yesterday » qui atteint le Top5) et un album éponyme (Strawberry Switchblade) en 1985.
Miné par des tensions internes (comme l'agoraphobie de Jill qui empêche tout grand déplacement), un succès arrivé trop vite, le duo, suivant un schéma devenu classique, explose en peu après, en 1986. Rose McDowall s'embarque alors dans une carrière bizarre chez Psychic TV et Current 93, Jill Bryson arrête la musique et se marie avec le bassiste de Julian Cope (on la voit en photo sur l'album 20 Mothers)
Strawberry Switchblade est en fait un groupe de pop classique sonnant comme Orange Juice vs the Shop Assistants (on s'en rend compte sur les lives et Peel sessions), qui passant sur une major, s'est vu collé un son commercial, et typiquement 80's destiné à plaire aux adolescentes et finir sur Smash Hits, l'album fera d'ailleurs un honnête Top25. Le son de l'album est très daté de nos jours, mais les chansons, typiquement Pop, restent attachantes comme 10 James Orr Street, ou Secrets et les singles extraits : Since Yesterday, Let Her Go, Jolene et Who Knows What Love Is? et ses trompettes catchy.
Bourré de tous les défauts que l'on peut relever chez les groupes techno-pop mid 80's, l'album exerce encore une certaine fascination avec ses mélodies éthérées qui peuvent faire penser aux Marine Girls ou Weekend (surtout sur les sessions produites par Robin Millar). Faites attention, l'écoute de ce groupe peut entrainer chez vous un certain plaisir malsain.
A noter la très bonne version du groupe de Sunday Morning.




